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Communauté de Communes des Terres du Val de Loire

Exposition permanente

Exposition permanente à l'Office de Tourisme

 

C’est au Moyen-Age que les premiers moulins à eau sont apparus à Meung, dans la seconde partie du VIe siècle. Les moines de l’Abbaye de Micy en avaient construit un sur le Loiret et il est fort probable que le moine Liphard s’en soit inspiré pour reproduire un moulin hydraulique sur les Mauves.

En 1585, les moulins à eau sont régis par une réglementation générale concernant la rivière des Mauves. Cette réglementation est actualisée par une Ordonnance Royale de 1787 et amendée en 1854, 1889 et 1890.

l'Ordonnance Royale à été abrogée fin 2013, car celle-ci était en opposition avec le Code de l'Environnement. Elle à été remplacée par un arrêté spécifique appelé "Règlement d'eau des Moulins du Bassin des Mauves".

A partir des années 1920, la force hydraulique des moulins des Mauves devient petit à petit une énergie d’appoint car elle est progressivement remplacée par la force électrique.

Le dernier moulin à avoir utilisé à 100% la force hydrauliquepour son activité industrielle est le moulin du Rousselet (jusqu’en 1976).

En 1970 Meung-sur-Loire était la commune française qui possédait le plus de moulins à farine. En 2003 il restait 2 minoteries et la dernière arrêta son activité en juin 2010. Inspirés des norias, roue servant à irriguer des terres d’Afrique du Nord (apparue au IIIe siècle), le moulin à eau utilise la force hydraulique pour broyer. Sa fonction première était la mouture du grain en farine.

Au XIe siècle, la fonction du moulin à eau va se diversifier, avec les moulins à tan qui broient les écorces d’arbres pour recueillir le tan utilisé par les tanneurs.

Activité très florissante autour des années 1750, le dernier moulin à tan de Meung-sur-Loire (Saint-Hilaire) arrêta ses activités en 1953.

Au XVIIIe siècle, 3 moulins à chamois ont fonctionné. Le métier de chamoiseur est proche de celui de tanneur. Il consistait à rendre les peaux lavables et souples, se rapprochant ainsi du cuir de chamois. Pour cela les peaux étaient foulées (pilées, pressées) très souvent dans un moulin.

Les XIIe et XIIIe siècles virent l’apparition des moulins à foulon pour la fabrication de draps. Resserrées et enchevêtrées, les fibres de laine donnaient de l’épaisseur, de la force et du moelleux aux draps.

Les moulins à foulon de Meung-sur-Loire cessèrent leurs activités au cours du XIXe siècle. Au XVe siècle, Meung-sur-Loire possédait 8 moulins à papier. Leur implantation a certainement été favorisée par la création d’une université à Orléans en 1306 ainsi qu’aux débuts de l’imprimerie.

A partir du milieu du XVIIe siècle, de nombreuses raffineries de sucre se créent à Orléans et l’emballage des pains de sucre était en papier.

Autour des années 1810, de nombreuses raffineries orléanaises ferment leurs portes et avec eux les moulins à papier de Meung-sur-Loire, le dernier, Basmont, arrêtera en 1842...

L'Office de Tourisme du Val des Mauves a édité un fascicule regroupant les photos de cette exposition.

Il est en vente 2,00 €.